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En Colombie sur les traces de Simón Bolívar

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samedi 1er octobre 2011, par laura
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Il s’appelait Simón José Antonio de la Santísima Trinidad Bolívar de la Concepción y Ponte Palacios y Blanco, mais il est plus connu sous le nom de Simón Bolívar. Né en 1783 à Caracas au Venezuela, le général républicain a donné son nom à un pays (la Bolivie), à deux monnaies (le boliviano de Bolivie et le bolivar du Venezuela) et à des états ou provinces au Venezuela, en Bolivie, au Pérou ou en Equateur. Figure emblématique de l’émancipation des colonies espagnoles d’Amérique du Sud, il est considéré comme le père de la patrie colombienne.

En Colombie un département du nord, le second sommet le plus élevé du pays et une grosse compagnie d’assurances portent le nom de Bolivar, ainsi qu’une multitude de places, avenues, rues et parcs. Il faut dire que Simón Bolívar, anti-impérialiste et nationaliste, a participé très activement à la création de la Grande Colombie. Il rêvait qu’elle devienne une grande confédération politique et militaire regroupant l’ensemble de l’Amérique latine. Les Etats-Unis d’Amérique du sud en somme avec un gouvernement centralisé. Il en fut le premier président du 17 décembre 1819 au 4 mai 1830, l’année où la Grande Colombie fut scindée en 3 : la Colombie (dont faisait partie le Panama à cette époque), le Venezuela et l’Équateur.

A Santa Marta

Notre voyage sur les traces del Libertador commence en fait... par la fin ! Dans la zone caraïbe, au nord du pays. Là où s’éteignit le 17 décembre 1830, à l’âge de 47 ans. Simón Bolívar était arrivé à Santa Marta quelques jours seulement auparavant, le 1er décembre 1830. Accusé de vouloir dominer la Grande Colombie, il venait de quitter son poste de président. Abattu, il était aussi très malade et affaibli par la tuberculose. On dit qu’il avait même le paludisme, la syphilis et des calculs rénaux ! Il voulait quitter le pays mais son ami don Joaquín de Mier y Benítez l’invita dans sa résidence de Quinta de San Pedro Alejandrino, une hacienda du XVIIe siècle. Sentant sa santé se détériorer il y rédigea son testament dans lequel il espère que « sa mort contribuera à faire disparaître les discordes ». Sa dépouille mortelle fut inhumée à la Catedral Basílica de Santa Marta. Douze ans après ses restes ont été transférés dans son Venezuela natal.

Aujourd’hui l’endroit est devenu le musée Bolivariano. Il retrace dans une jolie atmosphère paisible la vie de Simón Bolívar, et ses derniers jours avec l’exposition de ses objets personnels, de peintures, de documents administratifs et de drapeaux autour d’un très beau jardin botanique. Au milieu duquel trône bien entendu une statue de Bolivar érigée en 1930 pour le centième anniversaire de sa mort.

A Barranquilla

Sur la route de Santa Marta à Carthagène, nous faisons une halte à Barranquilla, la plus grande ville de la zone caraïbe surtout connue pour son carnaval (l’un des plus importants d’Amérique latine), la Fundación La Cueva, inspiré du cercle d’artistes et d’intellectuels de l’après-guerre (dont on vous conseille l’excellent restaurant-bar), et son théâtre Amira de La Rosa avec son magnifique rideau de 17m de large pour 8m de hauteur où s’affiche l’homme caïman, emblème local. Et pour être le lieu de naissance de la chanteuse Shakira ! Sa plus grande avenue et sa place principale portent le nom de Bolívar.

A Carthagène

Classée par l’Unesco sur la liste du patrimoine historique de l’humanité, Carthagène est l’un des plus beaux bijoux de l’architecture coloniale hispanique. C’est aussi le lieu de l’ultime guerre menée par Simón Bolívar contre la Couronne d’Espagne. D’ailleurs il donna à la ville le nom de "Ciudad heroïca" et rendit un brillant hommage à ses habitants en leur déclarant "Si Caracas me dio vida, vosotros me desteis gloria". Soit "Si Caracas m’a donné la vie, vous, vous m’avez donné la gloire". Ces paroles sont d’ailleurs marquées sur l’imposante statue équestre de la Plaza de Bolívar.

A Bogotá

Une autre statue nous attend dans la capitale pour la suite de notre voyage. Elle fut sculptée en 1844 par l’Italien Tenerani et se trouve sur la Plaza de Bolívar édifiée à l’emplacement des 12 premières maisons construites par les Conquistadors en hommage aux 12 apôtres. Simón Bolívar y fut reçu en héros en 1819, mais il faudra attendre 1850 pour qu’on donne son nom à ce coeur historique de Bogotá qui accueille également le Capitole et le Palais de justice. Signalons aussi que l’on peut visiter dans un autre quartier plus au nord la Casa museo Quinta de Bolivar la demeure où vécut le Vénézuélien de 1821 à 1825 et qu’il ne faut pas manquer de prendre l’air au Parque Metropolitano Simón Bolívar, le plus grand espace vert de la ville (400 hectares), mais aussi le plus grand parc urbain d’Amérique du Sud.

A Boyacá

Notre escapade "bolivarienne" s’achève au nord de Bogotá, dans le département du Boyacá qui offre à la fois des vallées verdoyantes, des glaciers, un fleuve et des déserts ! Là où finalement tout a commencé pour Simón Bolívar sur le territoire colombien puisque c’est l’endroit de sa campagne libératrice de Nouvelle-Grenade (Colombie actuelle) et l’affrontement décisif contre les royalistes le 7 août 1819, 3 jours avant d’entrer triomphalement dans la capitale.

Cette Bataille de Boyacá est matérialisée ici par une petite passerelle et du béton ! Heureusement les drapeaux des cinq pays libérés lors de cette guerre d’indépendance (Colombie, Venezuela, Bolivie, Pérou et Equateur) flottent et une flamme y brûle en permanence.

Crédits Photos : ProExport, Colombia travel, Quinta de San Pedro Alejandrino et DR.

A LIRE

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400 pages

samedi 1er octobre 2011, par laura
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